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LE BONHEUR EST-IL UN CHOIX ?

par CM Editor
LE BONHEUR EST-IL UN CHOIX ?
Kadir Afacan

Le bonheur n’est pas un privilège inné ; c’est une compétence qui peut s’apprendre et se développer. Martin Seligman, l’un des fondateurs de la psychologie positive, nous propose un voyage plein d’espoir pour découvrir nos vertus personnelles tout en présentant les voies scientifiques d’un bonheur durable.

Il nous arrive parfois de nous regarder dans le miroir et de nous demander : « Suis-je vraiment heureux ? » Une promotion, de belles vacances ou un objet nouvellement acquis procurent certes une euphorie passagère, mais qu’advient-il ensuite ? C’est précisément à ce moment-là qu’intervient Martin Seligman, l’un des fondateurs de la psychologie positive. Dans son livre Le Bonheur authentique, il soutient que le bonheur est trop important pour être laissé au hasard et qu’il peut, en réalité, s’apprendre. Selon Seligman, le bonheur n’est pas seulement la somme des moments agréables ; c’est un état rendu possible par la construction d’une vie pleine de sens et par la découverte de sa propre force personnelle. Son œuvre encourage le lecteur non seulement à « se sentir bien », mais également à vivre avec davantage d’espoir, de courage et de conscience.

Un bonheur durable n’est pas impossible

Le système proposé par Seligman repose sur le fait de se tourner vers ses ressources intérieures. Lorsque vous prenez conscience de vos forces telles que le courage, la justice, la loyauté ou la tolérance et que vous les mobilisez dans votre mariage, votre travail ou votre rôle de parent, votre qualité de vie s’en trouve nettement améliorée. Malheureusement tout ce qui fait qu’on se « sent bien » ne dure jamais très longtemps. En revanche, lorsque vous aidez quelqu’un, que vous faites preuve de courage face à un problème ou que vous élevez la voix contre une injustice, un sentiment de satisfaction plus profond naît en vous. Cela est ainsi car ce ressenti ne se nourrit pas seulement du plaisir, mais aussi des valeurs.

Aujourd’hui, le bonheur est souvent assimilé à des solutions à court terme : une tasse de café, une séance de shopping ou une série comique. Or, selon Seligman, les bonheurs faciles s’éteignent rapidement. Ces plaisirs qui ne demandent ni compétence ni effort nous asservissent au lieu de nous libérer. En revanche, la satisfaction que procure une conversation pleine de sens avec un ami, un gâteau fait maison avec soin, ou le fait de toucher la vie de quelqu’un d’autre, est bien plus durable.

L’optimisme peut s’apprendre

Un autre point fort du livre est l’idée que l’optimisme est une compétence qui peut être enseignée aux enfants dès le plus jeune âge. Transmettre l’espoir, le courage, la patience, le bon sens et la clairvoyance est la clé pour former des sociétés en bonne santé composé d’individus heureux. Seligman soutient que, afin de prévenir les maladies mentales, le fait de doter les enfants de compétences de vie positives est très efficace dans la lutte contre la dépression.

Les recherches montrent que les émotions positives élargissent nos ressources intellectuelles et sociales. Le désespoir et le repli sur soi, en revanche, nous éloignent des autres. Seligman souligne que les personnes heureuses sont des personnes sociales et que, grâce à ces liens, elles s’attachent à la vie avec plus de résilience. Grâce aux émotions positives, nous devenons plus enclins au partage, plus tolérants, plus ouverts d’esprit, et nous nous attachons plus fermement à nos objectifs.

Le Bonheur authentique n’est pas seulement une ressource psychologique, mais aussi un guide personnel. Il permet de mieux se connaître, de redécouvrir ses valeurs spirituelles et d’établir un lien plus authentique avec la vie. C’est pourquoi il mérite de figurer parmi les livres de chevet de tous ceux qui ne se contentent pas de vivre la vie, mais qui souhaitent lui donner du sens.

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