Seth Mette
Tu devais construire ton cocon comme un sanctuaire,
Afin de trouver ton nouveau « toi » dans la tranquillité.
Mais en te transformant, le sanctuaire est devenu ennemi,
Démolir ta maison s’est révélé être ton premier devoir.
Ne t’inquiète pas, tu vas t’en sortir,
De toute façon, tu n’étais pas fait pour rester là.
Embrasse la vie, ou bien tu seras rejeté,
Souviens-toi, tu n’as qu’un seul jour à vivre.
Tu es désormais tel une étoile nouvelle-née dans les rêves,
Admire ta beauté et tes membres élégants,
Sens l’air glisser contre toi, déploie tes ailes,
Goûte les gouttelettes de vie sur les feuilles.
J’aimerais être toi, tel un nourrisson,
Mes sourires pourraient acheter la sympathie du monde,
Et mes pleurs réduiraient tout le monde en esclavage.
Chaque jour, voguer vers une nouvelle découverte.
Mais… que cherches-tu encore dans cette douleur ?
Ne me dis pas que toute cette splendeur est vaine…
Tu es une fleur flottant dans l’air, ne deviens pas fou,
Je ne peux comprendre ton dédain incessant.
Ô papillon, tu m’as réveillé,
Ce visage est-il le mien ou du maquillage ?
Ou bien… suis-je toi, dans mon rêve ? La réalité est sens dessus dessous.
Après une vie entière d’illusion, j’ai besoin d’un renouveau.
Je cherche désormais une beauté,
Une que j’ai vue dans un rêve dont je ne me souviens plus.
De fleur en fleur, hélas, je ne la trouve pas.
Je meurs de faim — comment vais-je survivre ?
Mais mon désir de cette beauté devient ma nourriture.
Une beauté dont l’absence est si puissante,
Que je ne peux même pas imaginer la retrouver un jour,
Une beauté qui est avec moi, mais dont je suis séparé.

